Afrique : Ambazonie vous connaissez ? Ce petit pays qui veut son indépendance face au Cameroun !

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L’Ambazonie un petit coin, peu connu, dans une grande pression sociale :

La République d’Ambazonie est l’ancien Territoire sous tutelle des Nations Unies du Southern Cameroons, administré par le Royaume-Uni.

Elle est située entre le Nigeria à l’ouest et au nord, et le Cameroun à l’est; elle est coincée entre l’Afrique de l’Ouest et l’ancienne Afrique équatoriale française. S’i elle était indépendante, l’Ambazonie partagerait les frontières maritimes avec le Nigeria, la République du Cameroun et la Guinée équatoriale.

L’Ambazonie a une superficie de 43 000 kilomètres carrés et une population d’environ 6 millions de personnes selon le recensement de l’état du Cameroun (le recensement a longtemps été sujet à des manipulations politiques, le nombre est probablement plus proche de 8 millions).

Le pays est donc légèrement plus grand que les Pays-Bas, classé 131ème plus grand pays et compte à peu près autant d’habitants que le Paraguay, 93ème plus grand pays en termes de population.

En d’autres termes, l’Ambazonie est plus peuplée que 60 États membres de l’ONU et 18 États membres de l’Union africaine (UA), et sa superficie est plus grande qu’au moins 30 États membres de l’ONU et 12 États membres de l’UA.

Depuis novembre 2016, la région d’ Ambazonie s’active sur le plan sociétal  et militant. En effet, un mouvement sécessionniste  dénonce, de plus en plus fortement, la relégation dont sont victimes les anglophones par l’Etat Camerounais.

Il s’agit donc d’une zone, dont une partie de sa population, ne se veut pas camerounaise mais Ambazonienne.

Officiellement pour le Cameroun et le Nigéria, cette zone,  est évidement camerounaise.

Il y a de nombreuses raisons ( sociales, culturelles et historiques ) qui étayent les discours et les pratiques des indépendantistes mais la raison, la plus centrale, est simplement le désir de disposer de soi-même pour le peuple.

Ce qui déjà, au regard du droit, est bien largement suffisant et nécessaire pour être légitime et s’essayer à obtenir l’independance ou plus d’autonomie.

L’Ambazonie est  inscrite dans l’histoire coloniale de la zone  :

Résultat de recherche d'images pour "ambazonie flag"En 1884, la colonie d’Ambas Bay avec la capitale à Victoria est fondée par Alfred Saker de l’English Baptist Missionary Society. Le territoire a été cédé à l’Allemagne en 1887 après que l’Allemagne ait établi le protectorat de Kamerun en juillet 1884.

En novembre de 1911, le « Kamerun » a été augmenté par une cession de 270,00 kilomètres carrés de terre de l’Afrique équatoriale française (la nouvelle région s’appelle alors NeuKamerun- Ost & NeuKamerun-Süd).

En 1916, les Armées de France, de Grande-Bretagne et de Belgique ont vaincu ensemble l’Allemagne dans le Kamerun et ont donc alors pris le contrôle du territoire, le partageant entre la France et la Grande-Bretagne.

Un accord est signé qui en-terrine la situation,  puis est mis en place un traité anglo-français la même année, et finalement le tout est formalisé plus encore dans le Traité de Versailles du  28 juin 1919.

Du coup la France qui occupait 80% de Kamerun a immédiatement réuni les 270 000 km2 de terre qu’elle avait cédée à l’Allemagne en novembre 1911 à l’Afrique équatoriale française; et cette partie du Kamerun a été baptisée le Cameroun français.

La Grande-Bretagne, en revanche, qui s’est « disputée » pour 20 pour cent de Kamerun restant,  l’a nommé British Cameroons.

À la suite du Traité de Versailles, le Cameroun britannique et le Cameroun français sont devenus des territoires sous mandat de la Société des Nations en 1922, puis des territoires sous tutelle des Nations Unies en 1946.

Une zone anglophone coincée dans la partie francophone avait reçu des assurances sur son autonomie, mais rien ne fut respecté et rien ne fut mis en place depuis cette date … et c’est la que fut posé à cette époque les germes des difficultés futurs !

Ambazonie  vers l’indépendance  ? :

Dans cette zone frontalière, entre monde francophone et anglophone, issu de l’Histoire, l’insupportabilité de la relégation des anglophones, est telle, qu’un nouveau pas a été franchie en 2017.

Le 1er octobre 2017, Sisiku Ayuk, un des leaders indépendantistes,  a même déclaré symboliquement et réellement l’indépendance de la région, fondée une république d’Ambazonie et un gouvernement provisoire a été déclaré.

Face à cette indépendance déclarée, une répression féroce du gouvernement Camerounais, a été mise en place.

Le bilan de la répression est assez terrible : blessés, émeutes, barricades, manifestations, couvre-feu, déplacement de population important etc.

A tel point qu’en janvier 2018, le Nigéria comptait déjà entre 7 000 et 30 000 réfugiés liés au conflit et à la répression.

Contestation  à l’indépendance de l’Ambazonie :

En plus, de la répression militaire et policière, il y a un travail important sur l’opinion publique camerounaise via entre autres, quelques journaux étatiques, des leaders de réseaux sociaux et des blogs pour dénoncer cette indépendance de l’Ambazonie.

Les médias et blogs camerounais traditionnellement nationalistes et indépendantistes ( face aux anciens colons France, Angleterre, Allemagne ) ont beaucoup plus de  mal à se montrer critique vis-à-vis de la relégation dont est victime la population anglophone.

De nombreux écrits (trés majoritaires)  expliquent au travers de théorie du complot qu’il y a là qu’une déstabilisation voulue du Cameroun venant des anciens colonies ( ou même des Etats-unis) .

Mais encore on peut lire aussi qu’il n’y a aucun problème dans cette zone  pour les anglophones et qu’il ne s’agit donc que d’agitateurs.

Soutien à l’indépendance de l’Ambazonie ?

Des ONG locales sont actuellement en train de se rassembler et prennent des contacts avec des ONG disposants déjà de statuts internationaux, pour œuvrer  à faire connaitre les difficultés sur place que traversent la population se déclarant d »Ambazonie ».

En effet, les principaux leaders indépendantistes  sont tous pris de curieuses envies de disparitions ou de suicide … dont deux dans une gendarmerie. Certains de se demander alors si il n’y a pas là une volonté, de supprimer physiquement, « tout simplement », les gens.

Notre propre ONG ( ONG CNRJ ) a été abordé, le 13 Mars 2018, au sein des nations Unis à Genève par des personnes désireuses de s’organiser et de prendre un statut ECOSOC NGO, afin de défendre les droits Humains minimum dont celui de disposer, de lui même, pour un peuple.

L’ ONG qui a prit contact avec nous se nomme Ambazonia International Policy Commission.

Madame Audrey Gautier  et Monsieur Frederic Fappani von Lothringen de notre ONG  qui ont été sollicité  se sont montrés ouverts à des possibilités de discussions afin de découvrir la situation réellement.

Nous sommes à une phase d’écoute bienveillante afin de découvrir si il y a des manquement aux droits humains.

En tant que membre de l’ ONG CNRJ nous avons un devoir de prévenir les conflits et de réfléchir et proposer des pistes de sorties de crises.

 

Référence  pour aller plus loin  :

1. Pour mieux comprendre le positionnement de notre ONG sur la question des peuples désireux d’autonomie :

International : Etat du monde, France et peuples autochtones. https://t.co/raX8ugYm7V

2. Pour mieux comprendre le positionnement des autonomistes de l Ambazonia.

https://www.ambazonia.org/

3. L’ ensemble des sites camerounais d ‘ état vous donnera la position du gouvernement camerounais.

 

 

 

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A propos de Lutina Campana 15 Articles
Rédactrice au sein de la présidence internationale de l' ONG CNRJ

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