France : Quand la démocratie est à géométrie variable lorsqu’il s’agit de la Lorraine !

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Quand l’ État français cède n’importe comment  !

Dans l’actualité récente, l’Etat a changé d’avis sur le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Si l’on peut saluer le fait qu’il y ai eu un nouveau rapport mettant en lumière tous les aspects du dossier.

Il aura quand même fallu plusieurs décennies pour arriver à la décision finale, tout en prenant garde de ne pas mettre le feu aux poudres avec les contestataires.

On pourrait alors espérer qu’un Etat en fasse de même pour tous les dossiers sensibles. Au final, nous pouvons constater que l’Etat fait comme bon lui plait … surtout en l’espèce en Lorraine !

Quand l’état français est intransigeant … Quand il s’agit de la Lorraine !

Le 22 janvier 2018. Le gouvernement, par son ministre de l’intérieur, décide d’évacuer manu militari à Bure en Lorraine, les opposants au site d’enfouissement des déchets nucléaires hautement radioactifs. Considérant que c’était une zone de non droit.

Mais alors qu’est-ce qu’une zone de non droit ?Puisque visiblement sa définition et vision par l’Etat peut varier en fonction des situations.

Quelles en sont les conséquences pour la démocratie ? En effet, selon les dossiers et les enjeux, les décisions de l’exécutif varient et ne place pas chaque citoyen sur le même pied d’égalité. Certains quartiers, dit zones de non droit, n’échappent pas à cette règle.

Ce que l’on peut constater dans ce genre de dossiers, c’est que bien souvent, ils sont orientés dans le sens des auteurs de ces projets, sans oublier certaines omissions volontaires. Celui de Bure en Lorraine, n’échappe pas à cette réalité. Où une agence gouvernementale joue la non transparence sur son dossier qui s’avère bien incomplet au vu d’un rapport récemment dévoilé. Aussi, qu’une décision de justice remet en cause les conditions d’attribution de terrains.

Quand le jeu démocratique est bafoué !

Le fait qu’il y ai des opposants à un projet fait parti du jeu démocratique.

Lorsque des incidents, certes mineurs, interviennent sur le même site. Des inquiétudes légitimes viennent nourrir le dossier des opposants, et soulèvent des questions sur la capacité de l’Etat à garantir une sécurité maximale. Mais aussi, lorsque dans une même région, un site nucléaire de type centrale électrique démontre des failles de sécurité majeures et où ont été observés des incidents au cours des dernières années.

Alors on peut se poser cette question : quel est l’état de la démocratie, lorsque l’Etat agi et impose comme un rouleau compresseur pour arriver à ses fins. Que dire quand un Etat passe outre les traités qu’il s’est engagé à respecter par la signature de ceux-ci ?

Pourquoi diable l’état français est il si surpris des réactions ?

Peut-on réellement être surpris d’une défiance de certains citoyens et d’élus locaux, lorsque l’on s’aperçoit que certaines décisions et certains arguments sont balayés d’un revers de la main ? La logique voudrait que non et semble se confirmer dans certains cas. La démocratie souffre, stagne et régresse.

Faire évoluer les choses et les règles dans une démocratie est forcément de bon augure, cela démontre la capacité d’une nation à faire évoluer un Etat. Mais changer certaines règles parce que cela arrange un nombre restreint de personnes, à des fins électorales, ne sert pas la démocratie.

Ne plus imposer par voie de centralisation, mais laisser les territoires décider au plus proche. C’est l’inclusion des citoyens, des territoires régionaux et enfin l’Etat dans les débats majeurs qui apportent cet équilibre nécessaire à la démocratie.

 

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A propos de Frédéric Thomas 8 Articles
Auteur et militant Lorrain - Expertise sur la question Lorraine

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