Guinée : Recommandations émergentes lors du colloque international jeunesse sous l’égide de l’ONG CNRJ

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LSU 28 – septembre 2015

Contexte :

 Un colloque international jeunesse s’est déroulé du 15 au 16 aout 2015 à l’université de Conakry en Guinée.

Il s’agit du troisième colloque international de l’ONG CNRJ. Le ministre de la jeunesse du pays accueillant été présent, le ministre de la formation non disponible a néanmoins rencontré une délégation pour le colloque, trois radios nationales étaient présentes ainsi que les deux télévisions nationales (l’une privée l’autre publique).

Plus de 600 personnes et de nombreuses ONG internationales étaient présentes lors de ce colloque.

Les interventions dans ce colloque étaient issues d’articles publiés dans la revue gratuite publiée mensuellement du nom de Speculum Universalis, de travaux effectués régulièrement par les membres dans le monde, mais aussi des témoignages de terrain.

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  L’ONG a organisé plusieurs tables rondes :

« Etats des lieux de la Jeunesse en Afrique et dans le monde » ;

« Jeunesse, Economie et Développement » ;

« Droits de l’Homme, Droits des jeunes » ;

« Lobbying et Influence politique ».

Les recommandations proposées ici, sont issues de ce colloque de l’ONG CNRJ dans lequel ont été exposés la synthèse de la réflexion et des travaux de l’ONG CNRJ sur l’année 2014-2015.

Les présentes recommandations sont à l’intention de tous ceux qui se soucient de la question jeunesse dans le monde. Du simple militant de terrain au leader national ou international afin qu’ils mettent en place des activités ou des politiques publiques ou privées.

En plus de l’Europe, les Amériques et l’Afrique, où notre ONG est très présente, nos analyses et donc nos recommandations concernes aussi la  Chine et la Russie.

Chaque année, nous proposons deux ou trois orientations sur lesquels il nous paraitrait souhaitable d’agir au niveau mondial dont voici la communication pour 2015.

Recommandation N°1 : Mettre en place des équipes et structures faisant des accompagnements psychoéducatifs et permettre l’émergence de personnes qualifiées en psychologie, psychoéducation et éducation spécialisée : 

Un changement de valeur dans le rapport à soi, aux autres et au monde se déroule actuellement dans le monde. Il y a l’émergence d’une humanité plus ouverte, plus lumineuse, plus créatrice. Seule très peu de personne en ont conscience. Ce nouveau rapport à soi, aux autres et au monde se doit d’être accompagné aujourd’hui et surtout se doit  d’être incarné dans des activités.

De ce nouveau rapport naisse de nombreuses activités profitables tant à l’individu qu’aux nations qui les ont vus naitre. Par exemple, la compréhension de soi réelle permet celle des autres et d’agir de manière plus libérée car ils se sont s’autorisé à vivre et à oser observer, penser et agir.

Puis ce que c’est à partir de l’exploration de soi que peut se faire l’exploration du monde mais aussi d’y mener des activités bénéfiques pour soi et aux autres, les gens se doivent de se mettre à faire un travail sur elle mais les adultes se doivent aussi de mettre en place et d’aider à la mise en place d’équipes et structures faisant des accompagnements psycho-éducatifs pour les plus jeunes.

Un type de structures et d’équipes  peuvent aider à des accompagnements des plus jeunes. Elles peuvent être de différentes natures économiques pour l’essentiel il faudrait penser à un financement privé et certainement des mandats de mission de services publics sous contrôle de l’autorité publique.

Par exemple dans la mesure où de nombreux états ne peuvent financer des équipes de travailleurs de rue pour la jeunesse ou de psychologue.

On pourrait envisager que l’autorisation d’exercice d’activités psychothérapeutiques ou de montage de cabinets psychologiques ou médico-psychologiques obligent le professionnel ou l’équipe à des dons d’heures de services publiques, comme le font certains médecins ou avocats dans certains pays. Il n’est pas incongru pour un soignant ou un aidant de donner de son temps à la collectivité.

Nota bene : Cette recommandation est valable pour l’ensemble des pays dans lesquels le CNRJ et le modèle de développement n’est pas envisagé comme du seul ressort de la puissance publique.  Nous aimons à rappeler que le principal employeur dans tout pays c’est le peuple.

 Recommandation N°2 : Mettre en place des campagnes médiatiques de soutien aux personnes ou aux comportements valorisant le développement personnel ou connaissance de soi et créant des projets.

Seulement 20 % de l’humanité a conscience du changement en cours, plus que jamais ces adultes qui en ont conscience doivent faire de la jeunesse une priorité car c’est elle qui vivra dans cette nouvelle Humanité et ce nouveau monde.

Ceux du vieux monde qui ne veulent pas s’explorer ne comprennent pas cela et ne pensent (mal)  qu’à eux même. Ils n’apportent rien ni aux nations ni à eux même.  En réalité, ils ne pensent pas bien à eux même et encore moins aux autres. Ils luttent pour que rien ne change et passent une énergie folle à ne rien faire, à détruire et/ou juste abuser du travail des autres. Il y a là un monde dépréciatif et dépressif qui n’en peut plus.

Ceux du nouveau monde qui arrivent, nous, adultes réellement matures, sommes en devoir de construire des programmes valorisant ceux qui travaillent sur eux, montent des projets, se réalisent et participent ainsi à l’Humanisation de soi et du monde.

Il n’est pas incongru que les états ou des organismes de la société civile valorisent les bons comportements par des campagnes médiatiques. En effet, plus il y a aura de gens travaillant à leur bonheur et aux bonheurs collectifs plus les états gagnent en équilibre et en développement.

Nos analyses montrent qu’il y a un renforcement de la reconnaissance de la classe politique et des leaders  dans de telle configuration par le peuple.

Dans notre préconisation, il ne s’agit pas là juste d’attendre une attitude volontariste de tel ou tel homme (ou femme) politique (ce qui est déjà pas mal) mais de véritables campagnes de communication menés par un ensemble de personnes volontaristes.

De plus en plus de nations, se rendent compte que l’écroulement symbolique et psychoaffectif et d’une partie des populations qui démotive et tire le reste de la nation vers le bas en termes d’humanisation et de développement.

Bien que chacun soit responsable de lui-même chez les adultes, il peut appartenir à la puissance publique ou aux forces de la société civile de mettre en place des communication valorisation de développement personnel et les créateurs de projets et/ou d’entreprise dans un monde si dépressif et dépréciatif de tout ce qui est vivant et en mouvement.

Recommandation N°3 : Soutenir la création de Projet et d’Entreprise en particuliers chez les 18 – 25 ans.

La majorité des emplois créé dans le monde sont actuellement crée par les individus eux même.  Au niveau planétaire nous avons constaté que les 18 – 25 ans sont exclus plus que jamais,  de la transmission  du capital : symbolique, culturel, sociale et financier.

Jamais humanité n’a été aussi jeune dans son Histoire et bien que les ainés n’aient eux aussi jamais été aussi nombreux,  ils ne sont d’une part pas assez enclin à transmettre le capital (même dans les pays dit riches) et d’autre ne sont physiquement pas forcement aux « bons endroits » pour cette transmission (Tant dans les rapports planétaires nord-sud, qu’entre centre de pouvoirs et de périphérie dans les même pays).

C’est pourquoi il faut privilégier l’avènement d’une jeunesse cumulant connaissance d’elle -même, approches raisonnées du monde, participation à la vie de la cité et porteuse de projets en favorisant l’accès au capital sous ces multiples formes.

 

En plus de structures d’accompagnements permettant les accompagnements psychoéducatif,  il faut aussi soutenir  la recherche de projet et le montage de projet, qui permettront l’accès au capital symbolique et culturel mais aussi un accès au capital social et financier. (Confère recommandation N°1).

Plusieurs outils existent et doivent être développé dans les pays ou à l’international :  Favoriser La participation de la jeunesse aux structures de la société civiles. Par exemple les associations et  structures militantes afin de permettre à la jeunesse d’accéder à un capital social.  Peu de jeunes ont un carnet d’adresse et des relations ou savent construire ce capital.

 

  • Soutenir le montage de structure d’aide à l’émergence de Projet et d’aides à la création d’entreprises.
  • Création de Crowfounding et accompagnement des jeunes en directions des centres et sites de Crowfunding déjà existant.
  • Lobbying et travail en faveur de l’émergence d’une banque mondiale jeunesse (finançable grâce au reliquat permanent présent à la banque mondiale, pour la lutte contre la précarité) qui permettrait des microcrédits.
  • Création de fonds de soutien aux jeunes monteurs de projets : Fonds locaux, nationaux et internationaux.

Recommandation N°4 : Actions spécifiques à la Guinée Conakry.

L’ONG CNRJ présente sur place lors du colloque a établi, à toute fin utile, une note plus spécifique à la guinée, qui néanmoins pourra s’inspirer des recommandations générales.

Créer en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, une plateforme nationale d’association de jeunesse pour mieux identifier, réfléchir puis diagnostiquer les problématiques liées à la couche juvénile ;

  • Mener en collaboration avec le Ministère des Droits de l’homme et les Associations de défense des droits humains, une enquête sur le terrain afin d’apprécier le profil évolutif des droits de l’homme puis dresser des données statistiques fiables et quantifiables sur la question des droits humains dans notre pays;
  • Mener une bonne politique de plaidoyer auprès de nos gouvernements afin de favoriser l’insertion socio professionnelle puis l’inclusion des jeunes dans les instances décisionnelles du pouvoir ;
  • Mener une campagne de plaidoyer auprès des pouvoirs politiques afin de les amener à honorer les engagements pris auprès des instances internationales à l’égard de la jeunesse de leur pays ;
  • Développer en partenariat avec le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, un programme de formation psychologie pour mieux appréhender le côté psychique de l’homme ;
  • Développer en collaboration avec le ministère de la formation professionnelle un programme de formation d’éducateurs de rues pour repêcher tous ces jeunes abandonnés à leur triste sort et pouvoir les aider à donner une meilleure orientation à leur vie ;
  • Sensibiliser les associations de jeunes sur l’importance du crowdfunding pour le recouvrement des fonds dans la réalisation de leurs projets.
  • Sensibiliser les associations de la société civile sur l’importance des pétitions.
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A propos de Lutina Campana 20 Articles
Rédactrice au sein de la présidence internationale de l' ONG CNRJ

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