RDC (Congo) : Monsieur Kabila la récréation est finie !

Joseph Kabila Kabange, President RDC congo.
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Une ONG au cœur du drame congolais :

L’ONG internationale ONG CNRJ est présente au Congo RDC et a constaté l’équilibre instable, la confiscation du pouvoir et les atrocités commises par le pouvoir mais aussi par des forces de déstabilisation.

Notre ONG est fédérale donc l’ONG CNRJ est déclarée légalement au Congo, elle est administrée par des congolais sur place et est soutenue par le siège international.

Jean Claude Bumma est le représentant légal en République démocratique du Congo de l’ONG CNRJ. Il pilote une équipe de militants, des actions et des relevés de terrain sur ces atrocités  et il informe la communauté internationale via l’ONG CNRJ internationale

L’ONG CNRJ ne reste pas isolée. Un partenariat existe aussi avec Human Watch Rdc sur ces questions, les membres de l’équipe transmettent des informations aussi régulièrement aussi via le réseau Sauti Ya Congo et nous sommes inscrits dans un réseau local d’association.

Notre revue et la récente création d’un nouveau site au sein de l’ONG CNRJ, complètent ce travail d’information et de plaidoyer, envers le public et les instances internationales.

L’équipe connait parfois des difficultés, des menaces pour ce travail et la situation matérielle et financière n’est pas toujours facile. Cependant, notre engagement auprès de la jeunesse et pour la défense des droits de l’Homme, sont là.

Confiscation du pouvoir, troubles sociaux et question jeunesse :

Le 20 décembre 2016 des affrontements ont opposé une partie de la jeunesse du pays aux forces de sécurités contre le maintien en poste du président Monsieur Kabila.

L’équipe sur place témoigne alors des difficultés et des atrocités rencontrées.

Il y a eu alors plus de 40 morts sur l’ensemble du pays. L’ONU est alerté par le réseaux associatif et par ses propres constats de terrain.

Frédéric Fappani von Lothringen, Président international de l’ONG CNRJ, déclare :

« La jeunesse qui se caractérise par un déploiement d’énergie permettant l’accroissement intellectuel, physique, psychologique, culturel qui se déploie dans les êtres puis par la suite dans la sphère sociétale, se trouve sans la perspective de pouvoir s’exprimer. En plus de confisquer le pouvoir politique, l’inaction et les agressions répétées du gouvernement congolais empêchent la possibilité de cette jeunesse de s’engager, de prendre sa place et donc de mettre cette énergie dans la société, dans « quelque chose » (…) Le régime de Monsieur Kabila a construit lui-même la bombe sur laquelle il s’est assis. Ce n’est qu’une question de temps … c’est à l’étude mais ça peut être long ! »

Pour les membres de notre ONG dont Jean Claude Buuma, il y a là à cette époque :

« (Il y a là) une tentative d’apaisement ratée. En effet, malgré ce contexte, d’une jeunesse dans la révolte, le 31 décembre 2016 le pouvoir et une partie de l’opposition ont signé un accord pour autoriser M. Kabila à rester jusqu’à ‘ fin 2017’. Le ressentiment est cependant vif et là une part de la société civile est restée en colère et à envie d’en découdre. En particulier une grande part de la couche juvénile de la société. L’obtention de la création d’un Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) et la nomination d’un premier ministre issu de la coalition de l’opposition paraissent comme des subterfuges ou une sorte de paiement pour certains, pour se maintenir illégalement au pouvoir. »

En cette fin d’année 2017, début 2018, la société civile est sous pression et la confiscation du pouvoir se maintien.

Après plusieurs jours de silence, rompus grâce à un coup de fil avec la Présidence internationale de Paris, le président du CNRJ Congo, Jean Claude Buuma reprends enfin contact :

« La répression se maintien en cette fin d années 2017 : Le 30 décembre 2017 , des élus et responsables de l’opposition ont été interpellés à Kinshasa lors d’une marche, le 31 décembre 2017 une manifestation a été réprimé, à Kinshasa, sept personnes ont été tuées et un huitième à Kananga et une centaine de personnes, ont été arrêtées dans le pays. »

Puis après plusieurs jours d’absence des réseaux sociaux Jean Claude Buuma :

« Je vous présente mes vœux les meilleurs pour la nouvelle année qui commence. Mes vœux vous arrivent avec un léger retard; le régime en place avait coupé l’Internet; le régime craignait les chrétiens catholiques qui n’avaient que les chapelets en main. C’est triste mais c’est ça la réalité de mon pays. »

La fin du régime de Joseph Kabila Kabange ?

Les instances internationales et de nombreuses personnalités sont favorables à un glissement vers un nouveau pouvoir.

Le secrétaire général de l’ONU a demandé à Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo (RDC), de quitter son poste de façon pacifique conformément à l’accord intervenu fin 2016.

Frédéric Fappani von Lothringen, Président international de l’ONG CNRJ a demandé, aux instances, associations et personnes de bonne volonté, aux membres de l‘ONG CNRJ de travailler au maintien de la paix, à la transition démocratique et au départ de Joseph Kabila Kabange conformément à son engagement.

Les inquiétudes restent cependant importantes et certaines sont contradictoires même au sein  du peuple.

Joseph Kabila ne va-t-il pas s’accrocher au pouvoir ? Les tentatives de modification de la constitution ne sont-elles pour le moins inquiétantes ?

Certains s’inquiètent aussi que le départ de Kabila nuise à la stabilité du pays … le pays ne risque-t-il pas de tomber en coupe réglée ? Entre les mains de petits roitelets et/ou chefs de guerre ? Doit on accepter la confiscation de la démocratie au nom d’une sécurité, même relative ?

Que va-t-il se passer après ? Va-t-il aussi y avoir des jugements et des arrestations des proches du régimes de Kabila qui auraient trempés dans des atrocités ou dans les confiscations abusives de terre etc. ?

Last but not least, que va faire cette jeunesse spoliée de son expression politique, culturelle, économique etc.  ? Va- t-elle réussir à être patiente et à ne pas s’embraser ?  Pourquoi la jeunesse serait elles plus sage que les aînés ? Dans le pays même, où un pouvoir tenu par leurs aînés s’empresse lui, de manière immature et infantile, à être dans la jouissance de l’instant et le refus de partir ?

Il y a là, une possibilité de révolte, voire de révolution très largement sous-estimée par le pouvoir ( – mais aussi dans les pays voisins et occidentaux). En effet, historiquement lorsque la transition démocratique ne peut se faire, le peuple n’attends plus que le pouvoir se donne, il le prend.

Souhaitons que les appels à la transition soient entendus au plus vite et que la recréation soit  finie !

 

Article co-ecrit avec Lutina Campana


Quelques sources sur les troubles et massacres suivis par l’ong cnrj : 

((fr)) – SYC, « RDC : Le CNRJ appelle à des enquêtes sur les massacres des civils à Kitshanga entre février et mars 2013 ». Sauti Ya Congo, 2017.

RDC : Le CNRJ appelle à des enquêtes sur les massacres des civils à Kitshanga entre février et mars 2013

((fr)) – SYC, « Un Commandant de la Police tué à Muhongozi, le CNRJ-RDC exige une enquête urgente ! ». Sauti Ya Congo, Aout 2017.

ALERTE – Un Commandant de la Police tué à Muhongozi, le CNRJ-RDC exige une enquête urgente !

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A propos de Frédéric Fappani von Lothringen ✅ 13 Articles

Président international ONG CNRJ

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