Djibouti : Victoire ! L’affaire de l’enfant Karama Lagasse enfin réglée !

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Un contexte difficile  :

Depuis plus de trois ans, un enfant du nom de Karama, attendait de pouvoir retrouver sa maman Hinda et son papa Nicolas.  L’enfant vivait dans une situation matérielle et affective déplorable et maintenu dans un orphelinat, dans des conditions matérielles précaires.

Dans cette affaire, il n’y a pas eu de grand soutien ni de la presse en France ni du monde politique. Ils n’étaient pas beaucoup au rendez-vous dans cette affaire. Il est un peu triste de découvrir l’apathie de la presse subventionnée et du monde politique de France dans une telle situation.

Néanmoins, de nombreuses personnes se sont senties touchées et des actions ont été menées par des collectifs pour permettre à cet enfant de rejoindre ses parents.

Une mobilisation incroyable !

Un des plus actifs, sous l’égide de sa présidente Agnès Desideri, a certainement été le C2ARI.  Par exemple, le 20 novembre 2018, journée internationale des Droits de l’Enfant, le Collectif Corse pour l’Adoption sans Racisme Institutionnel (C2ARI) avait lancé sur Change.org une pétition pour demander aux autorités qu’un visa soit accordé au plus tôt à Karama.

Pour contrebalance, l’absence de diffusion d’articles et d’implication de la presse, l’ONG CNRJ, s’est mobilisée. Elle a permis la diffusion d’articles et à jouer avec sa capacité de lobbying habituelle, un grand rôle pour diffuser les informations dans les réseaux sociaux et réseaux humains réels.

Pour contrebalancer l’absence de femmes et d’hommes politiques plutôt jacobins et mou.e.s, on a pu assister à des mobilisations atypiques comme celle de l’Assemblée de Corse et de personnalité de grande valeur, comme Edmond Simeoni.

Il y eu le plaidoyer de Frederic Fappani von lothringen pour un visa pour Karama :  « J’en appelle à Monsieur l’Ambassadeur de France à Djibouti, de faire activer les choses » ou encore  « J’en appelle à Monsieur le Doyen des juges du tribunal de Metz à être vigilant sur l’instruction réelle de la requête dans des temps humainement supportables, au vu de l’Âge et des conditions de vie de l’enfant ».

À noter aussi la participation de juristes, d’avocats, de conseils et de mobilisations épatantes, telle que celle des étudiant.e.s (GB, GEA et MMI) de Corse pour signer et faire signer la pétition Karama ou encore celle d’Eric Battistelli, qui avait réalisé la bannière pour Karama.

Évidemment, cette mobilisation connut aussi ses adversaires.

Afin de nuire à la mobilisation, en plus des gens qui avait décidé de ne rien faire dans les médias subventionnés et dans le monde politique, il y eut aussi des gens qui fort de leur connaissance supposée, nous ont expliqué, à longueur de temps, dans les réseaux sociaux, l’inutilité de notre mobilisation ou de nos actions.

Le dénouement heureux :

Malgré cette forme de mobilisation humaine pro Karama si atypique les choses ne bougeaient que difficilement et finalement il y eut le dénouement.

Un dénouement marqué par la victoire au TGI de Metz. Celui-ci a déclaré le jugement d’adoption plénière de Karama à Djibouti EXÉCUTOIRE en France.

Puis par une seconde, en effet, au petit matin le 24/03/2019 lorsque le Consulat français à Djibouti a accordé le visa.

C’est donc une belle victoire humaine et collective, qui s’est déroulé sous nos yeux.

Quelques références :

France : Quand l’administration française empêche un enfant de rentrer sur le territoire national avec ses parents

Plaidoyer pour que l’enfant Karama rejoigne ses parents en France.

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Rédactrice au sein de la présidence internationale de l' ONG CNRJ

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