Afrique : Problématique de l’emploi des jeunes en Afrique (enjeux, défis et perspectives).

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Contexte :

Le présent article n’a aucunement la prétention d’avoir abordé tous les aspects de cette épineuse question de l’emploi des jeunes en Afrique.

Cependant, il se veut être un guide d’incitation à une prise de conscience aussi bien individuelle que collective dans notre marche résolue vers l’émergence de notre continent à travers la promotion de sa jeunesse.

C’est donc le fruit d’une profonde réflexion assortie d’une minutieuse analyse inspirée de la philosophie de l’ONG CNRJ : Observer, Penser et Agir.

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En effet, pour apporter des solutions aux problèmes qui minent l’Afrique, il nous faudra d’ores et déjà réfléchir à proposer des actions concrètes et constructives pour promouvoir sa jeunesse. Cette jeunesse que d’aucuns qualifient de “relève de demain” et d’autres, de “vectrice de paix et actrice de tout développement durable”, est dotée d’incroyable talent et de formidables potentialités. Cependant, marginalisés pour la plupart, les jeunes Africains ne sont souvent pas sollicités aux instances décisionnelles du pouvoir  et  végètent majoritairement dans le chômage après plusieurs années de dur labeur. Qu’est-ce qui peut donc expliquer cet état de fait ?  Le présent article tentera de décortiquer la situation afin d’apporter quelques pistes d’orientation diagnostique ainsi que des axes stratégiques d’intervention pour palier à ce mal du siècle.

La dynamique de la population africaine : une croissance sans emplois

Avec 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans, l’Afrique a la population la plus jeune de la planète. La population africaine croît plus vite que celle de n’importe quelle autre région du monde. L’ONU estime que le groupe des jeunes âgé de 15 à 24 ans augmentera d’environ six (6) millions par année au cours de la prochaine décennie; d’ici 2050.

“La situation n’est pas complètement sombre : les jeunes d’Afrique, dont le nombre ne cesse de croître, sont en effet dotés de beaucoup d’énergie, de créativité et de talents, dont dépend la prospérité future”, lit-on dans Perspectives économiques en Afrique. L’expert du FNUAP Mabingué Ngom, économiste sénégalais, Directeur régional du FNUAP basé à Dakar, a affirmé que “la population africaine, du fait de cette dynamique, est la plus jeune du monde et le restera pour longtemps encore”. Cette croissance démographique perçue par certains comme une opportunité favorable au développement, est plutôt vue par d’autres comme étant un véritable goulot d’étranglement handicapant toute émergence possible des pays africains.

Le chômage : quel intérêt pour les jeunes ?

Selon le World Youth Report, UN Department of Economic and Social Affairs, 2011, p.16 (International Labour Organization, 2011a and United Nations, Department of Economic and Social Affairs, Population Division, 2011),  le taux de chômage des jeunes est sensiblement plus élevé que le taux de chômage des adultes et ce, dans toutes les régions du monde avec des variations considérables. En 2010, le taux de chômage global des jeunes était de 12,6 %, un chiffre qui éclipse malheureusement le taux de chômage global des adultes qui est de 4,8 %. La Banque Mondiale (BM) avait rapporté dans une étude que les jeunes représentent 60 % de l’ensemble des chômeurs africains.

Le chômage des jeunes

La situation de l’emploi des jeunes n’est guère reluisante dans la plupart de nos pays en développement. Pour Kingsley Ighobor, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), le taux de chômage inquiétant de la jeunesse africaine est souvent mis en parallèle avec la croissance économique rapide du continent.

Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), le taux de chômage en Afrique subsaharienne est de 6 % avec une prédominance féminine alors que 6 des 10 économies à la croissance la plus rapide du monde se trouvent dans cette région du continent. En effet, La BAD a constaté que dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne et dans tous ceux de l’Afrique du Nord, il est plus facile pour les hommes que pour les femmes d’obtenir un emploi, à niveau d’expérience et de compétences égal. Ce taux de  chômage légèrement supérieur à la moyenne mondiale d’environ 5 %, n’empêche pas cette institution de souligner que dans la plupart des pays africains, le chômage des jeunes “est au moins deux fois supérieur à celui des adultes”.

Pour Aliou BM Diallo et M’Ma Hawa Soumah, le chômage est un phénomène essentiellement urbain en Guinée. Il touche particulièrement les personnes âgées de 20-29 ans et surtout les jeunes diplômés.

Chômage ou sous-emploi ?

Selon un rapport de la Brookings Institution, organisme de réflexion indépendant basé à Washington, “les jeunes [Africains] trouvent du travail, mais pas à des rémunérations correctes et sans la possibilité de perfectionner leurs compétences ou d’avoir une certaine sécurité de l’emploi”. Pour Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique, “le principal problème en Afrique, ce n’est pas le chômage, mais plutôt le sous-emploi”. Pour ce dernier, “les jeunes en Afrique ne peuvent pas se permettre de rester à la maison. Beaucoup d’entre eux vendent des marchandises dans la rue ou lavent des voitures dans la ville pour gagner leur vie et ils ne trouvent pas un travail de plus de quelques heures par jour. Ce dernier s’interroge donc sur la façon dont les politiques peuvent-elles cibler ce groupe de travailleurs !”

Analyse de la situation

Une réelle analyse de la situation s’impose. Les jeunes eux-mêmes, premiers concernés, ont une fâcheuse tendance à jeter immédiatement le discrédit sur l’Etat et à incriminer les politiques de leur pays d’être la cause de leur malheur. Marquons une petite pause et posons-nous les bonnes questions. Combien sommes-nous à être mis sur le marché de l’emploi (toutes spécialités confondues) à la fin de chaque année académique ? Nos Etats disposent-ils des moyens nécessaires pour assurer l’insertion professionnelle de tous les diplômés sortant annuellement de nos universités ? La formation que nous avons reçue a-t-elle fait de nous des cadres concepteurs, pourvoyeurs d’emploi ou plutôt des chercheurs d’emploi totalement obnubilés par l’idée d’intégrer la fonction publique ? Pourquoi donc tant de chômeurs dans nos pays ? Comment situer les responsabilités ?

Facteurs originels et causes de l’élévation du taux de chômage des jeunes en Afrique

Le problème d’inemployabilité des jeunes à l’origine d’une élévation du taux de chômage, semble plus profond qu’on ne l’imagine. La situation pourrait également s’expliquer par les limites d’emploi dans le secteur public malgré la mise en place d’agence de promotion de l’emploi des jeunes dans certains pays  et l’étroitesse du secteur privé formel qui n’offre que peu d’opportunités d’embauche.

Pour bon nombre d’observateurs, plusieurs facteurs concourent à accentuer ce phénomène dans nos pays ; C’est notamment l’instabilité politique, le ralentissement de la croissance économique et la faiblesse des politiques adaptées aux préoccupations des jeunes.

Le chômage des jeunes vient par essence de l’inadéquation entre les formations essentiellement théoriques dispensées dans nos écoles et les exigences des employeurs qui doivent embaucher ces différents produits sortis de nos universités. Cela remonte à l’orientation que les parents ou tuteurs donnent très tôt au cursus scolaire de leurs enfants. Lorsque vous êtes parent et que dès le bas âge, vous remarquez par exemple que votre jeune garçon a un talent footballistique formidable et votre jeune fille un talent musical merveilleux, que faites-vous donc ? Vous est-il déjà arrivé de vous demander si ce n’est pas là le domaine de compétence par excellence de votre fils ou de votre fille ? Plutôt que d’encourager les enfants à mieux exercer leurs potentialités, les parents africains préfèrent leur arracher très tôt ce talent pour presque les forcer à emprunter le chemin des classes comme le commun des mortels tel des brebis en pâture. Alors que va-t-il se passer à la longue ? Les enfants ayant suivi le même cursus (à quelques différences près) décrochent les mêmes diplômes. Nous sortons en masse des écoles de formation avec des diplômes qui malheureusement ne nous ouvrent pas immédiatement les portes pour un entretien d’embauche encore moins pour une insertion professionnelle. Quand bien même nous remarquons depuis quelques années que la formation professionnelle commence à prendre de l’ampleur (une initiative assez salutaire d’ailleurs), le problème d’insertion des jeunes se pose encore aujourd’hui avec acuité.

Etre riche au milieu des pauvres

Le problème de l’emploi des jeunes est un problème de tous. Les fortunés se sentent permanemment menacés par l’insécurité sans cesse grandissante induite par cet épineux problème de manque d’emploi. Il paraît donc extrêmement difficile pour un riche de vivre au milieu des chômeurs.

Conséquences du chômage des jeunes

L’absence de travail crée chez les jeunes un sentiment de vulnérabilité assortie d’une sensation de marginalisation, susceptible de les plonger dans un tableau dépressif qui si rien n’est fait les entraîne dans une impasse. Se trouvant dans l’impasse avec une impression d’avoir un avenir hypothéqué,  ces jeunes tiennent souvent pour responsables de leur frustration le pouvoir exécutif de leur pays. Très peu ambitieux, certains vont se résilier en s’apitoyant sur leur triste sort plutôt que de réfléchir à trouver des politiques et moyens d’entreprendre pour réussir à gagner leur vie. Restés longtemps oisifs et constatant qu’ils prennent de l’âge, d’autres jeunes choisissent de se livrer à des pratiques malsaines telles la délinquance juvénile, le banditisme, la prostitution etc …, afin d’assurer leur quotidien. D’autres, pour surmonter le mal, vont carrément se réfugier dans l’alcool, le tabac et toute sorte de stupéfiants nuisibles à la santé. Une bonne frange de la couche juvénile pourtant qualifiée de relève de demain, faite de potentiels futurs décideurs, se trouve  ainsi oisive, déprimée et dépravée.

Selon Guylaine Saffrais, l’accroissement des inégalités et la marginalisation des jeunes de la vie publique, économique et politique, rendront les pays plus vulnérables à l’instabilité sociale et politique. Le phénomène d’urbanisation rapide du continent se chargera à son tour d’amplifier ces effets.

Alexander Chikwanda, Ministre zambien des finances, résume ainsi la situation : « Le chômage des jeunes est une bombe à retardement », qui semble maintenant dangereusement proche de l’explosion. Il entend ainsi attirer l’attention sur les conséquences d’un taux de chômage des jeunes aussi important sur un continent où chaque année près de 10 à 12 millions de jeunes arrivent sur le marché du travail.

Facteurs favorables au chômage des jeunes

D’un point de vue critique, certains penseurs ont tendance à incriminer le fort taux de natalité comme étant à l’origine de notre retard en Afrique. Pour eux, un taux élevé de natalité handicape toute idée d’émergence possible du continent. Par ailleurs, la forte croissance démographique peut être considérée par d’autres, comme étant un facteur favorable de développement durable. Ainsi, le problème de sous-développement de l’Afrique avec pour corollaire l’inemployabilité de ses jeunes, n’est imputable à aucune quelconque force extérieure.  Nous sommes les seuls responsables de notre sous-développement ainsi que de ses corollaires. Le mélanoderme comparé au caucasien, semble naturellement oisif et très peu (sinon presque pas) ambitieux.  En effet, l’ambition c’est le socle, la base ou le pilier même de toute idée de développement ;  l’espoir qu’un jour nous pourrons nous développer. Ne pas être ambitieux, c’est vivre sans rêve ; être simplement déboussolé.

Secteur informel : Pourvoyeur d’emploi ou incitateur de non productivité ?

Selon Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique, le secteur informel, qui a toujours été négligé dans la plupart des pays africains, mérite beaucoup plus d’attention de la part des décideurs. Pour lui, même si les emplois modernes rémunérés se multiplient, le secteur informel restera le principal « employeur » en Afrique dans un avenir proche. Décrivant la situation dans son pays, M. Njuguna S. Ndung’u, gouverneur de la Banque centrale du Kenya, a quant à lui expliqué que, durant des années, le secteur informel était perçu comme le moteur de la croissance. Toutefois, en y regardant de près, on s’est rendu compte que, bien que le nombre d’entreprises du secteur informel augmentait, celles-ci ne se développaient guère : « Donc, ce secteur n’absorbait pas la main-d’œuvre. Il couvait un chômage qui ne disait pas son nom et la productivité réelle n’augmentait pas. »

Le scénario d’une nouvelle Afrique avec de nouveaux Hommes

Imaginons un instant un scenario ! Que l’on décide par exemple de déloger tous les habitants de l’Afrique pour une autre destination et y installer de nouveaux hommes tous dotés d’une idée certaine de développement (à l’image des pays industrialisés). Ils  y séjourneront dans les mêmes conditions que nous et avec les mêmes ressources disponibles sur le continent. Revenons-en quelques décennies plus tard pour une visite d’inspection. A quoi peut-on s’attendre ? Sans doute que nos hôtes réussiraient à gérer plus rationnellement nos ressources avec des idées d’industrialisation certaines. C’est ainsi dire que le continent africain regorge assez de ressources susceptibles de le faire développer. Il n’est donc pas utopique pour l’Afrique de se développer ; la vraie interrogation c’est, est-ce que nous sommes prêts ?

Perspectives, approches de solutions

Le changement de mentalité 

Le développement c’est d’abord dans la tête. Toute idée de développement appelle à un changement de mentalité (notre savoir être, savoir vivre et savoir-faire, nos appréhension ainsi que nos jugements de valeur etc …). La consommation locale doit accompagner la production locale. Nous devons apprendre à consommer ce que nous produisons plutôt que de chercher à tout importer. L’Etat pourrait par exemple instaurer une politique de surtaxe des produits étrangers au profit des produits locaux en vue d’encourager la consommation locale et par ricochet la production locale.

Revoir le système éducatif et promouvoir l’entreprenariatship

Mieux orienter les enfants avec une diversification de leur domaine de formation (école de danse, de cinéma, de football etc …) en fonction des talents très tôt dénichés en eux. En effet, la plupart des analystes s’accordent sur la nécessité d’intégrer dans les programmes scolaires, l’acquisition de compétences et l’entreprenariat. L’Etat doit donc former des jeunes susceptibles de s’auto-employer. Nous passons tout notre temps à  ‘’fabriquer des chercheurs d’emploi’’ plutôt que des créateurs et pourvoyeurs d’emploi. L’heure est venue pour que nos Etats pensent à redéfinir leur politique afin de mettre sur le marché des ingénieurs de conception plutôt que des ‘’ingénieurs de consommation’’. Aussi, notre modèle de développement doit tenir compte des ressources dont nous disposons pour couvrir nos besoins. Bien sûr que nous ne deviendrons pas du jour au lendemain par un coup de bâton magique développé, mais nous pourrions tout de même déjà commencer à rêver d’une vie meilleure et saine pour le bonheur de tous les africains.

Les réformes dites structurelles

  • Favoriser le triptyque : Éducation-Formation-Emploi.

Intégrer les programmes et politiques en faveur de l’emploi des jeunes. Les experts de l’Africa Progress Panel insistent sur l’urgence d’agir en faveur de l’emploi des jeunes estimant que les jeunes âgés de 15 à 24 ans seront 246 millions d’ici 2020 (contre 133 millions au début du siècle). Il faudrait donc créer 74 millions d’emplois et ce, uniquement pour contenir la croissance du chômage des jeunes.

  • Définir des stratégies pour mieux contrôler la forte croissance démographique en Afrique

Une limitation des naissances ne serait-ce qu’à travers une prise de conscience individuelle et collective pourrait nous permettre de mieux maitriser les changements démographiques. Comme on peut le lire sur certaines pancartes utilisées lors d’une campagne de sensibilisation financée par l’USAID : «réduire le nombre d’enfants, pourrait atténuer le chômage ». Cependant, le changement démographique à lui seul ne peut forger le développement de l’Afrique.

  • Valoriser la production industrielle :

La Brookings Institution préconise de mettre l’accent sur la production industrielle, « le secteur le plus étroitement associé à une forte croissance de l’emploi ». Elle encourage aussi l’accroissement des investissements dans l’agriculture, le tourisme, le bâtiment et dans les projets qui emploient des jeunes. « Les programmes de travaux publics donnent aux jeunes travailleurs, en particulier à ceux des zones rurales et aux personnes peu qualifiées, l’occasion d’acquérir une première expérience professionnelle. »

  • Formation des coopératives :

Il faut que l’Etat suscite auprès des populations la formation des coopératives surtout dans le domine agropastoral et mettre en place des politiques d’accompagnement pour assurer une autosuffisance alimentaire. Par exemple aux USA, seulement 1% environ de la population pratique l’agriculture pour nourrir toute la population américaine tandis qu’en Afrique, 70% environ de la population s’y consacre et pourtant nous n’arrivons pas encore à combler les besoins de nos populations en nourriture.

  • Renforcer le partenariat public-privé

Cela va sans doute favoriser le climat des affaires et faciliter l’investissement et la création d’emploi.

  • Encourager les africains de la diaspora à plus investir en Afrique.

En effet, les africains de la diaspora peuvent s’organiser en amical, groupement ou association suivant leur position géographique pour accompagner les programmes et projets au niveau local dans leurs pays d’origine. Ainsi ses migrants contribueront à la création d’emplois grâce à leur lobbying humaniste.

En définitive, la problématique liée à l’emploi des jeunes en Afrique tel que peint, est d’un intérêt politico-social certain pour l’ensemble des décideurs africains et en appelle à une prise de conscience individuelle et collective. Les conséquences liées à l’augmentation du taux de chômage des jeunes semblent drastiques pour nos sociétés africaines qu’il convient de vite agir afin d’éviter l’explosion de la bombe à retardement que constitue cette couche juvénile.

Bibliographie

Personnes ressources : Mlle AGBODOSSINDJI Pétronile, Dr KUETE FOTIE Yves Marie, Dr ODJARADO Fabrice Kadjogbé, Dr ADADJA Judicaël, Mlle SOSSOU Ericie, Mr. ABIALA O.J. Emmanuel Godwill.

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A propos de Éric Chede 3 Articles
Responsable national CNRJ Guinée. Docteur en médecine.

2 Comments

  1. Un regard objectif et constructif sur l’épineuse question de l’emploi des jeunes sur notre continent, qui devrait je pense participer à éclairer nos politiques dans le processus de planification et de décision pour l’amélioration des conditions des jeunes.

  2. Nous remercions Dr Eric pour cet article qui non seulement fait une analyse concrète du chômage des jeunes africains mais aussi propose des approches de solutions pertinentes. Une communication plus large de cet article pour une prise de conscience serait la bienvenue…

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