Peuples autochtones

Alsace - Photo : daott81

Dans notre perspective “d’avènement de l’Homme nouveau” en cette période d'”écroulement collectif”, nous portons une vigilance particulière à certains groupes humains, que l’on nomme“peuples autochtones”ou“peuples indigènes”.

Ces peuples, selon la définition du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), sont :

“les descendants de ceux qui habitaient dans un pays ou une région géographique à l’époque où des groupes de population de cultures ou d’origines ethniques différentes y sont arrivés et sont devenus par la suite prédominants, par la conquête, l’occupation, la colonisation ou d’autres moyens.”

 

Les peuples autochtones souvent méprisés

De par le monde,les peuples, les langues et les cultures régionaux sont souvent méprisés, ou rabaissés à une simple expression folklorique, voire à l’inexistant, tant dans le discours médiatique que politique. Ce phénomène est criant pour qui s’intéresse aux droits humains et des peuples minoritaires. Les idéologies, religions et autres colonisations ont imposé le mythe de communautés homogènes à langue unique, sur un territoire donné. On pense généralement aux Amérindiens d’Amérique. Mais l’Europe occidentale n’est pas à l’abri de nouvelles émergences positives dans ses minorités autochtones… et d’actes d’agressions contre celles-ci.

Notre propre pays, la France, qui ne reconnaît pas en tant que tels les peuples bretons, basques, corses, occcitans, gascons et une partie des Alsaciens-Lorrains, Kanaks ou Canaques, les Amérindiens des Antilles, etc., n’a pas signéla charte européenne des langues régionales. Le racisme anti-corse existe et les discriminations sont importantes jusque dans la manière de juger dans les tribunaux.

L’ONG CNRJ s’implique particulièrement sur cette question, ainsi que celle des Amérindiens du Canada, et travaille aurespect des droits par les États.

Bien sûr, nous ne considérons pas les États-nations et les majorités comme “mauvais par nature”, mais nous dénonçons leurs dysfonctionnements. Nous nous plaçons dans une perspective depréservation de la paixet deprévention des risques de conflits.

Selon nous, il est probable que certaines forces collectives, dans les États-nations très centralisateurs qui ont construit leur identité sur la destruction des identités locales et l’assimilation plus ou moins douces des peuples,se radicalisenten cette période de crise sociétale et identitaire profonde. Nous sommes, plus encore, soucieux de toute cette jeunesse qui, dans le monde, peut être privée de ses héritages linguistiques, culturelles, etc. voire parfois de sa liberté car appartenant à un peuple autochtone qui revendique ses droits.

À la marge, certains groupes issus des peuples autochtones pourraient aussi devenir violents… justifiant a priori les violences (symboliques, institutionnelles, collectives et individuelles) qu’on leur fait subir.

 

Contre les idéologies dominantes

Les minorités autochtones et leurs militants sont en effet souvent accusés de repli, de nationalisme, de mettre en péril l’unité de la nation. Comme si la coexistence et la cohabitation de peuples, cultures et langues ancestrales sur un même territoire menaçaient l’ordre intérieur. Nul besoin de campagne de dénigrement : cette idéologie est devenue maîtresse et s’est imposée naturellement dans les esprits, à tel point que nous avons rencontré des médias réellement effrayés à l’idée d’aborder ces questions, sans pourtant avoir reçu de pression directe.

Néanmoins, la possibilité de revendiquer ses droits sans passer par la lutte armée ou la soumission totale est en train de changer la donne. De plus en plus, il nous est possible defaire condamner les abus. Ce déni qui se prend pour une réalité, va être de plus en plus complexe à tenir : les Amérindiens se défendent et s’organisent ; en France, les peuples d’Alsace, Lorraine, Bretagne, Savoie, Corse, Pays Basque… revendiquent de plus en plus leurs droits, dans le cadre des droits européens et/ou des droits humains à l’international.

Cela se traduit par :

  • Des condamnations d’États, de fonctionnaires, de particuliers, lorsque le mépris et les actes bafouent les droits humains,
  • Un travail de reconstruction locale des peuples, cultures et langues et de déconstruction du mépris de soi parfois enseigné,
  • Des montages de projets par les CNRJ locaux, le siège international mènant également des campagnes nationales et/ou internationales, dont des actions auprès de l’ONU.

La mécanique sociétale et les idéologies tenteront résister, mais les temps ont changé. Le
racisme et les discriminations, même tournés contre “ses” peuples autochtones, passent de moins en moins bien, notamment dans les instances internationales où cela commence à se savoir et se
comprendre. La crise identitaire collective et individuelle que traverse l’Humanité est révélatrice de lafin de ce centralisme homogénéifiant des idéologies d’État, si mortifère.

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